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Lavandes au Ventouret

Lavandes au Ventouret - huile au couteau sur toile 90x90 cm - 2017 - 2900 €Lavandes au Ventouret – huile au couteau sur toile 90×90 cm – 2017

Vent libre et long rayant le Ventouret de lavandes.

Forêts de sèves douces. Or des épeautres échappés de la nuit. Chemins blancs de pierres sonores derrière les ruines des mazets.

Chants de lumière des hommes penchés dans les champs de parfum.

Intérieur café V (Péristyle de l’opéra)

Intérieur café V (Péristyle de l'Opéra) - huile au couteau sur toile 116x89 cm - 2900 €

Intérieur café V (Péristyle de l’opéra) – Huile au couteau sur toile 116×89 cm – août 2017

 

Musique au péristyle du temple éphémère. Notes volutes aux sonorités d’obsidienne. Croches accrochées aux lumières méridiennes. Gouttes d’air sonores sur l’or et les crinières…

En nous les passés trahis lentement s’altèrent. Se rompent des images que l’on croyait siennes. Rien qui n’aille à mourir et, qu’à cela ne tienne, la toile s’effrite déjà dans la poussière.

 

Un chemin, deux voies

La maison Cazin est située au coeur du vieux village médiéval mondialement connu de Pérouges. J’ay serai tous les jours de 11h à 19h du 1er au 24 septembre 2017.

Je serai ravi de vous y rencontrer.

Le temps des confitures

Le temps des confitures - huile sur papier noir 160g - juillet 217 - 150 €

Le temps des confitures – huile sur papier noir 160g – juillet 2017

Madeleine est attentive et le monde est tranquille.

Quand viendra le grand vent ?

Et le temps des régalades éternelles ?

Femme au bain

Femme au bain - huile sur papier noir - 21x26 cm - juillet 2017 - 100 €

Femme au bain – huile sur papier noir 150g 21×26 cm – juillet 2017

Suzanne se sèche. Sacrée et nue.

L’âge et les feuilles des chênes et des lentisques flétriront son corps moins que l’âme des vieillards fous. Je garde une étincelle de l’adolescence de Daniel pour nous sauver de la nuit qui vient.

Au fond du puits des ans je tente s’assouvir la soif de sa nudité soyeuse.

Là haut, dans le cercle du ciel, passent mes émois.

Je suis le drap et l’arbre. Je suis l’eau et le miroir. Je suis son sourire et mes larmes.

Les lavandes II

AUREL (Lavandes II) - huile au couteau sur toile 55x46 - juin 2017  800 €

Aurel (Lavandes en juin II) – huile au couteau sur toile 46×55 cm – juin 2017

Les arbres poussent le ciel.

Les collines cherchent leurs ombres.

Pour surprendre les dieux les hommes posent des couleurs à l’arrière de leurs rêves. Ils dessinent des images et diffusent des parfums sur la terre qu’ils griffent.

Pour vivre ils broient l’absurde dans d’invisibles mortiers.

Nénuphars II

Saint Martin XXVII - huile au couteau sur toile - 30x30 cm - juillet 2017 - 300 €

Saint Martin XXVII (Nénuphars II) – septembre 2016 – huile au couteau sur toile 30×30 cm

La vie coule à l’envers des images

Elle se reflète dans l’eau et les yeux ne la voient pas. Le rire des pharaons est dans les fleurs des nénuphars.

Le paradis est derrière les images.

Dans le silence du temps.

Aurel (Lavandes en juin)

Aurel (Lavandes en juin) – huile au couteau sur toile 46×55 cm – juin 2017

Courir le Ventoux quand les collines bleuissent et que les chariots chantent. Courir sur le plateau où des géants plantent des lueurs improbables et parfumées. Courir de l’ombre au feu en criant de joie. Courir sur le dos coloré du monde en attendant la mort. Courir joyeux et pleurer. Courir les doigts ensanglantés de vermillon, l’âme en lambeaux accrochée au lin et fendue par le couteau. Courir quand les mains se nouent. Courir la vie qui se moque et qui rit encore.

Courir et se poser près des lavandes.

Quand le temps laboure les visages des enfants enfuis, courir. Immobile dans le vent qui lave Aurel et mes souvenirs.

Intérieur café IV

Intérieur café IV – Huile au couteau sur toile 116×89 cm – juin 2017

 

Les mots aux murs murmurent un chant de phrases folles. Le vieux vent est plein de lettres pauvres et de graphes bleus.

Aux terrasses de lumière le temps accroche ses lambeaux. La vie tranquillement ivre se joue des guerres qui grondent. Au midi, dans le feu d’été des bars de la Croix-Rousse, le monde est refait, tricoté à l’envers, cousu à l’endroit dans l’étrange résille des jours.

Je trinque à la mort douce et aux amants éperdus qui dorment dans mon livre.

Je trinque à la gloire des Voraces.

Dieu se noie dans un verre de communard.

Elsa Graph

Elsa Graph – Huile sur toile 90×90 cm – mai 2017 

Présentes, passées et futures, sorties du Léthé qui court dans ma mémoire blanche et noire il y a les feuilles et les femmes.

Jeunes et belles. Souriantes et tendres. Elles dérivent lentement, étoiles sur l’ombre de la nuit, dans le chant sacré du temps des mondes anciens.

Elles sont les paroles de vérité graphées sur les murs de l’ailleurs.

Elles vont sur des chariots de vent vers la grande prairie sous les monts. Elles mêlent leur corps et le mien dans le ventre de la déesse. Elles sont la trame où sans cesse les rêves se tissent.

Le voile sur elles en moi les dévoile.

Alèthéia !

Mon art en pleurant de joie les sert. Sorties du Grand Oubli, elles s’engendrent l’une l’autre dans l’image où je les cache et d’où je les enfante à mon tour.

Elles sont mes mères, mes femmes et mes filles.