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Le temps des confitures

Le temps des confitures - huile sur papier noir 160g - juillet 217 - 150 €

Le temps des confitures – huile sur papier noir 160g – juillet 2017

Madeleine est attentive et le monde est tranquille.

Quand viendra le grand vent ?

Et le temps des régalades éternelles ?

Femme au bain

Femme au bain - huile sur papier noir - 21x26 cm - juillet 2017 - 100 €

Femme au bain – huile sur papier noir 150g 21×26 cm – juillet 2017

Suzanne se sèche. Sacrée et nue.

L’âge et les feuilles des chênes et des lentisques flétriront son corps moins que l’âme des vieillards fous. Je garde une étincelle de l’adolescence de Daniel pour nous sauver de la nuit qui vient.

Au fond du puits des ans je tente s’assouvir la soif de sa nudité soyeuse.

Là haut, dans le cercle du ciel, passent mes émois.

Je suis le drap et l’arbre. Je suis l’eau et le miroir. Je suis son sourire et mes larmes.

Les lavandes II

AUREL (Lavandes II) - huile au couteau sur toile 55x46 - juin 2017  800 €

Aurel (Lavandes en juin II) – huile au couteau sur toile 46×55 cm – juin 2017

Les arbres poussent le ciel.

Les collines cherchent leurs ombres.

Pour surprendre les dieux les hommes posent des couleurs à l’arrière de leurs rêves. Ils dessinent des images et diffusent des parfums sur la terre qu’ils griffent.

Pour vivre ils broient l’absurde dans d’invisibles mortiers.

Nénuphars II

Saint Martin XXVII - huile au couteau sur toile - 30x30 cm - juillet 2017 - 300 €

Saint Martin XXVII (Nénuphars II) – septembre 2016 – huile au couteau sur toile 30×30 cm

La vie coule à l’envers des images

Elle se reflète dans l’eau et les yeux ne la voient pas. Le rire des pharaons est dans les fleurs des nénuphars.

Le paradis est derrière les images.

Dans le silence du temps.

Aurel (Lavandes en juin)

Aurel (Lavandes en juin) – huile au couteau sur toile 46×55 cm – juin 2017

Courir le Ventoux quand les collines bleuissent et que les chariots chantent. Courir sur le plateau où des géants plantent des lueurs improbables et parfumées. Courir de l’ombre au feu en criant de joie. Courir sur le dos coloré du monde en attendant la mort. Courir joyeux et pleurer. Courir les doigts ensanglantés de vermillon, l’âme en lambeaux accrochée au lin et fendue par le couteau. Courir quand les mains se nouent. Courir la vie qui se moque et qui rit encore.

Courir et se poser près des lavandes.

Quand le temps laboure les visages des enfants enfuis, courir. Immobile dans le vent qui lave Aurel et mes souvenirs.

Intérieur café IV

Intérieur café IV – Huile au couteau sur toile 116×89 cm – juin 2017

 

Les mots aux murs murmurent un chant de phrases folles. Le vieux vent est plein de lettres pauvres et de graphes bleus.

Aux terrasses de lumière le temps accroche ses lambeaux. La vie tranquillement ivre se joue des guerres qui grondent. Au midi, dans le feu d’été des bars de la Croix-Rousse, le monde est refait, tricoté à l’envers, cousu à l’endroit dans l’étrange résille des jours.

Je trinque à la mort douce et aux amants éperdus qui dorment dans mon livre.

Je trinque à la gloire des Voraces.

Dieu se noie dans un verre de communard.

Elsa Graph

Elsa Graph – Huile sur toile 90×90 cm – mai 2017 

Présentes, passées et futures, sorties du Léthé qui court dans ma mémoire blanche et noire il y a les feuilles et les femmes.

Jeunes et belles. Souriantes et tendres. Elles dérivent lentement, étoiles sur l’ombre de la nuit, dans le chant sacré du temps des mondes anciens.

Elles sont les paroles de vérité graphées sur les murs de l’ailleurs.

Elles vont sur des chariots de vent vers la grande prairie sous les monts. Elles mêlent leur corps et le mien dans le ventre de la déesse. Elles sont la trame où sans cesse les rêves se tissent.

Le voile sur elles en moi les dévoile.

Alèthéia !

Mon art en pleurant de joie les sert. Sorties du Grand Oubli, elles s’engendrent l’une l’autre dans l’image où je les cache et d’où je les enfante à mon tour.

Elles sont mes mères, mes femmes et mes filles.

Saint Martin XXVI (Vers le Brouillon)

Saint Martin XXVI (Vers le Brouillon) - huile au couteau sur toile 90x90 cm - avril 2017 - 2100 €

Saint Martin XXI (Vers le Brouillon) – Huile au couteau sur toile 90×90 cm – avril 2017

 

Quand le temps fait silence au coeur des encensoirs

Les grands pins vont en procession et en murmures

Vers la vallée où dorment les champs d’herbes dures

Et leurs pas meurent dans la lumière du soir

 

Après avoir cueilli les fleurs de granit noir

Casseuses sonores de charrues séculaires

Un homme ancien dans l’hiver d’un brouillon agraire

A tracé un chemin de prière et d’espoir

 

De ses ongles brisés contre la peau des pierres

Qu’il a posées sur l’eau et scellées de limon

Il a bâti un pont sur la fente des monts

 

Dans les arbres cariatides les télamons

Offrent au ciel leur semence de magiciens

À la couleur d’hyacinthe des âges anciens

Ferrassières II (Lavandes en avril et cerisier en fleurs)

Ferrassières II (Lavandes en avril et cerisier en fleurs) – acrylique au couteau sur toile 30×30 cm – avril 2017

 

Aimez le cerisier en fleurs dont la naïveté dérange.

Acceptez que l’artiste étrange montre simplement sa candeur et le mette en compétition avec les sillons des lavandes qui paresseusement s’étendent, oubliant la mort des moissons.

Prenez simplement, en secret, cette toile tissée de rêves avec sa figuration brève.

Je sais que tant aiment l’abstrait.

À la galerie Vis’Art de Lyon

Onze toiles à voir à la galerie Vis’Art de Lyon

Onze toiles parmi les plus récentes sont encore visibles à la Galerie Vis’Art qui m’accueille en temps qu’artiste permanent.

Trois autres de mes créations ont été vendues par ses sympathiques propriétaires (et artistes!…) ces tout derniers mois.