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CAFÉ XIV (Amsterdam Niuwezidjde)

CAFÉ XIV (Amsterdam Niuwezidjde) - huile au couteau sur toile 116x89 cm - décembre 2018 - 2900 €

Café XIV (Amsterdam Niuwezidjde) – huile au couteau sur toile 116×89 cm – décembre 2018

 

Quand le soleil d’hiver pose des ombres pâles sur les pavés de la place j’allonge parfois mon âme et la laisse se reposer. Calme comme la lumière du jour.

Le temps alors tisse une de ces toiles dont on drape les souvenirs et où l’on coud des robes de fête.

Des restes de lumière se posent sur les tables des cafés bruns. Puis, comme font les jours de décembre, vont se cacher vite dans l’ombre sous les chaises.

Festins enfuis aux reliefs qui s’estompent…

Restent des traces étranges. Traces d’échanges passionnés brodés de certitudes et d’outrancières simplifications. Tissées de confusions et de rires mêlés. Parfumées d’odeurs de tabac. Gardiennes d’arrière-goûts sucrés de bière.

Restent sur les tables les gouttes de cire tombées des bougeoirs du soir et la lueur qui s’éteint sur le verre presque vide.

Viennent les rêves avec leurs reflets sur le vert des absinthes donneuses de folie, donneuses de génie. Reviennent Van Gogh, Cézanne, Matisse et, dans les solitudes lumineuses, un surprenant Hopper joyeux.

 

 « Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir. » René Char – La parole en archipel (1962)

 

Sanguine croquante

Sanguine – croquis de novembre 2018

 

Sang sur la peau tendre

Le soir sur toi va s’étendre

Pourquoi me défendre

Académie

Craies de novembre

Craie croquante de novembre

 

Craie sur la peau d’ambre

Dans le coeur noir de la chambre

Rêve de novembre

Croquis de novembre

Croquis croquants de novembre…

Le fusain qui crisse

Sur le papier lisse

Orgues amours et délices

Un objet oublié sur la pelouse d’hiver

Sur la pelouse d’hiver un objet que la lumière a oublié - acrylique 92x73 cm - novembre 2018 - 1600 €

Sur la pelouse d’hiver un objet que la lumière a oublié – 92×73 cm – novembre 2018

 

Je suis le photophore oublié de la nuit, l’âme blanche des amants de la lune bleue, le regret des flammes quand sur la neige il pleut.

Métaphore douce et folle des mots enfuis, je veille dans l’ombre brune où naissent les dieux.

Au coeur des bois sacrés, dans la nacre du gui, je rêve à la douceur de ton corps alangui et je songe à rallumer en moi les grands feux.

Où vont les années d’automne qui sont parties dans les sentiers d’hiver vers des printemps fleuris, là où nous attendent nos joutes amoureuses ?

Je suis le photophore oublié par la gueuse qui bientôt viendra prendre mes restes transis et mon ventre blanchi comme une bougie creuse.

Autoportrait au miroir

Autoportrait au miroir - huile sur toile 90x90 cm - 2018 - 2900 €Autoportrait au miroir Huile sur toile 90×90 cm Novembre 2018

Moi ?

Persona, masque de peintre. Narcisse se noie dans les couleurs de Vincent et l’ombre bleu-dandy.

Diffraction. Gammes lancinantes des maîtres. Mise en abyme du fou.

Toi qui me fais Je…

 

« Nous vivons avec quelques arpents de passé, les gais mensonges du présent et la cascade furieuse de l’avenir. » – René CHAR – extrait de « Fenêtres dormantes et porte sur le toit »

Les pots bleus de la Sablière

Les pots bleus de la Sablière - acrylique sur toile 90x90 cm - octobre 2018 - 2900 €

Les pots bleus de la Sablière – Acrylique au couteau sur toile 90×90 cm – 2018

Midi enflamme les feuilles des hortensias

Ruisselantes notes leurs larmes de lumière s’écoulent vers les blanches ombres de l’hiver

Cathédrale nue en cristal d’alléluias

Les cierges de sauge bleue s’en vont aux frimas

Les agapanthes froissées agrippent la terre

Battue par le grand vent du premier mystère la porte de ma boîte aux lettres grincera

Laisse mon âme s’enflammer les hortensias

Laisse ruisseler les dernières larmes claires

Cesse de geindre la lumière est toujours là

 

« Ne laisse pas le soin de gouverner ton cœur à ces tendresses parentes de l’automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. »

René Char – « J’habite une douleur in Le Poème pulvérisé »

Dessert au jardin

 Dessert au jardin (Hommage à Louis Montagné) – Acrylique sur toile 30×30 cm – octobre 2018 Mon enfance pose dans le jardin ses ombres bleues et nappe de clair ma mémoire. J’entends ses chants mystérieux. Des femmes remplissent les corbeilles de raisins sucrés et de rêves mousseux. Aujourd’hui encore, sur les herbes balançoires, je regarde les mêmes libellules ponctuer mon histoire d’incroyables virgules. Déjà je savais que l’aimée aurait de l’or dans ses cheveux, des mains longues et douces, des fruits fermes et doux, un parfum plus ample que celui des seins de ma mère. Et le sourire éclatant des statues immortelles.Dessert au jardin (Hommage à Louis Montagné) – Acrylique sur toile 30×30 cm – octobre 2018

Mon enfance pose dans le jardin ses ombres bleues et nappe de clair ma mémoire. J’entends ses chants mystérieux. Des femmes remplissent les corbeilles de raisins sucrés et de rêves mousseux.

Aujourd’hui encore, sur les herbes balançoires, je regarde les mêmes libellules ponctuer mon histoire d’incroyables virgules.

Déjà je savais que l’aimée aurait de l’or dans ses cheveux, des mains longues et douces, des fruits fermes et doux, un parfum plus ample que celui des seins de ma mère.

Et le sourire éclatant des statues immortelles.

Sur un chemin sacré

Anne sur le chemin à St Honorat - acrylique 30x30 - septembre 2018 - 300 €Anne sur le chemin à St Honorat – acrylique sur toile 30×30 cm – 2018

Où mènent tes pas

Vers quel univers gorgé de joie

Vers quelle ivresse sage

Vers quel Éden où ressuscité je t’attends

J’entends déjà crisser le sable que les meules du Temps ont écrasé avant que je ne sois

Le vent revient déjà aux arbres clairs et mon âme entend à nouveau ta voix d’autrefois sur le chemin où je suis né