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Sélestat aux tournesols

Sélestat aux tournesols - acrylique au couteau 90x90 cm - juillet 2018 2200 €

Sélestat aux tournesols – acrylique au couteau sur toile 90×90 cm – juillet 2018

Prières dans le ciel d’été

Hautes pierres

Voix de ténor

Grand Te Deum des fleurs dorées

Le dieu anthropomorphe et d’or se rit des suppliques sacrées venues des vivants qui s’ignorent

 

Dans tes cheveux couleur de blé se cachent ma vie et ma mort

Sélestat aux tournesols – détail

Sélestat aux tournesols détail 1

Bosquets (détail de « Sélestat aux tournesols ») – acrylique au couteau – juillet 2018

Vous

Bosquets, rochers, lumières du ciel, vous êtes les ivresses de la vie vraie.

Nous

fous en d’errantes identités – Personne ou Polyphème – osons vous dénier l’émotion.

 

Tournesols

Sélestat aux tournesols détail 2Tournesols (détail de « Sélestat aux tournesols ») – acrylique au couteau sur toile 90×90 cm – juillet 2018

 

Sur les terres de juillet j’ai laissé les grands bleuets mordre à belles dents les blés

Tournesol et tournecoeur

Cœur ouvert et mordoré les grands-soleils ont dressé la table au festin sacré

Tournesol et tournecoeur

Et mon âme a chaviré

 

Café XII (Avignon Pie Kafé)

Café XII (Avignon Pie Kafé) – juillet 2018 – huile au couteau sur toile – 30×30 cm

Dans l’ombre de la salle de café deux femmes.

Parlent-elles d’amour ? Des enfances mortes ? Du silence insupportable de l’homme ?

Dehors les troupes caracolent. Elles font l’article à la ville et moquent ses remparts.

Ici, l’air parfumé de bière et de café froid vibre à peine. Les voix sont tendres. Fines comme la tristesse. La lumière pose des nappes épaisses sur les tables désertes et cire le dossier des chaises avec un reste de soleil.

Caché derrière mes rêves, j’attends le temps des moissons improbables.

 

Saint Martin XXX (Chemin de la Sablière)

Saint Martin XXX (Chemin de la Sablière) - huile au couteau sur toile 80x120 cm - juillet 2018 - 2200 €

Saint Martin XXX (Chemin de la Sablière) – juillet 2018 – huile au couteau sur toile – 80×120 cm

Les cyprès ont une beauté toscane et pure

J’ai fardé les lèvres du ciel de rouge mûr

Les chemins sauvages sont les odes ligures que les mondes anciens offrent aux dieux obscurs

J’ai fardé les lèvres du ciel de rouge mûr

Les cyprès ont une beauté toscane et pure

Café XI (Place des Lices)

Café XI - Acrylique au couteau sur toile 46x38 cm - 2018 - 650 €

Café XI (Place des Lices) – juillet 2018 – acrylique au couteau sur toile 46×38 cm

 

Pétales de lumière sur le sable au pied des platanes

Nappe parme des ombres en résille

Verre embué de vin frais

 

Dieu bringuebale paisible et sonore dans ma torpeur picturale

 

Sur la place des Lices qui joue sa comédie estivale

Pointilleux

Signac peint

 

Café X (à Vaise)

Café X - huile au couteau sur toile 116x89 cm - 2018 - 2900 €

Café X (À Vaise) – juillet 2018 – huile au couteau sur toile 89×116 cm

Le soleil sur ta peau joue à la marelle

Je bois l’été et m’enivre des ombres tendres

Nous danserons sur la terrasse d’un café improbable et je serai le badaud éternel du début des mondes

 

Intérieur café IX

Intérieur café IX - huile au couteau sur toile 116x89 cm - juin 2018 - 2500 €

Intérieur café IX – juin 2018 – huile au couteau sur toile 89×116 cm

 

Sur une terrasse de la rue Larrivé

J’ai posé ma tristesse

Et rangé mon ivresse

Sous les dessins des murs que les dieux ont graffés

L’Ancien sculpteur des morts a caché son prénom

Sous les tags guenilleux

Sous les crépis de lieux

Qui ne savent plus les dix mille six cents noms

Où vont les rêves d’artistes quand sonne l’heure

Dans l’écrin de la nuit

Dans le rien de l’oubli

Sur les plages infinies où les vagues meurent

Sur une terrasse de la rue Larrivé

J’ai posé ma tristesse

Le serveur en vitesse

A renversé un peu de mon dé de café

 

Vie immobile aux iris II

Vie immobile aux iris II - 41x33 cm - 2018 - 450 €

Vie Immobile aux iris II – Huile au couteau sur toile 41×33 cm – 2018

Le bleu vient aux ténèbres.

Un bleu si clair. Un bleu si tendrement froissé qu’il dessine l’âme. Un bleu si frêle que les barbelés de la nuit fondent, tièdes et doux, dans les prés nés avant les jours.

Le bleu vient aux ténèbres et toi en moi.

Verte et vive.

« Merci d’être, sans jamais te casser, iris, ma fleur de gravité. Tu élèves au bord des eaux des affections miraculeuses, tu ne pèses pas sur les mourants que tu veilles, tu éteins des plaies sur lesquelles le temps n’a pas d’action, tu ne conduis pas à une maison consternante, tu permets que toutes les fenêtres reflétées ne fassent qu’un seul visage de passion, tu accompagnes le retour du jour sur les vertes avenues libres.» – René Char – Lettera amorosa

 

Intérieur café VIII

Intérieur café VIII – Huile au couteau sur toile 55X46 cm – mai 2018

 

Dis-moi. Dis-moi. Dis-moi…

Où es-tu étonnant intérieur aux traces tranchées ?

Dans mon âme ou dans les rues des villes rêvées ? Dans le souvenir des marchés de Palerme où se mêlent des parfums de menthe ? Dans le crépi fendu des cafés où nous refaisions les mondes anciens ? Dans ce bar du plateau d’une Croix désormais moins rousse que les taches sur ton nez de mésange ? Dans mon cœur qui tressaille ? Dans les feux tabagiques des cartes qu’on battait sur les tables des bistrots ? Dans les pigments durcis de la soie des martres mortes ? Dans l’arôme sucré d’un marc épais ?

Dis-moi. Dis-moi. Dis-moi…

Les images m’enroulent dans leurs tapis moirés.

Dis-moi. Dis-moi. Dis-moi…

Pourquoi la mort aurait-elle l’arôme du café ?