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Bio or dead

Bio or dead - acrylique et collage sur papier 20g format raisin - août 2019 - 200 € encadréBio or dead – acrylique et collage sur papier 200g format raisin – août 2019

 

L’ultime pomme décède

Bio or dead

Dead

Pour l’arbre épuisé qui meurt

Tout à l’heure

Pleure

CAFÉ XXII (Black and colors)

CAFÉ XXII (BLACK AND COLORS) - acrylique et collage 81x65 cm - juillet 2019 - 1300 €Café XXII (black and colors) – acrylique et collage de dessin au fusain – 81×65 cm – juillet 2019

Dans les loges de la vie, les naissances dansent avec la mort. Les cafés sont les scènes de ce théâtre ; leur comptoir, la thymélée où se célèbrent et se noient les folies de dieu. Là, dans un registre intime, dans ces minuscules théâtres de poche, dans ces espaces au goût de bière et de tabac froid, se disent les merveilles et les drames. Sur leur autel de zinc ou de faux cuivre on entend l’étrange et le même.

Alors, le temps se met aux songes. Dans les verres, la musique et les bruits cristallisent. Au fond de l’âme les mots teintés de silence s’incrustent pour des futurs improbables. Les pages froissées de l’ancien livre se lissent et se laissent déchiffrer à nouveau.

Noir sur blanc.

Noir et blanc.

Mêlés à l’ambre des alcools, ils font du gris chaud

… et parfois de la tendresse.

Café XXI (Accoudés au bar)

 

CAFÉ XXI (Accoudés au bar) - acrylique au couteau sur toile 50x61 cm - juillet 2019 - 900 €Café XXI – accoudés au bar – 50×61 cm – juillet 2019

Les cafés sont les cathédrales où je prie un verre à la main.

On y fête des rencontres improbables. On communie en liquides espèces avec ceux qui noient leur chagrin dans un verre de pastis. On célèbre le sacré des différences et le souvenir des femmes aimées en observant du coin de l’œil une belle songeuse à sa table. Là se réalisent les histoires impossibles et s’effacent les chagrins.

Tout près du bar, juchés sur haute cathèdre, on crée le monde du premier jour.

Mécréant, je noie mes humeurs dans un verre de whisky. Je trinque au temps qui passe en souhaitant au diable une diarrhée verte. Je trinque à Dieu qui se cache et que je sens dans les arômes d’Arabica.

Dans mes cathédrales les percolateurs servent d’encensoir.

CAFÉ XX

CAFÉ XX - huile sur toile 116x89 cm - juillet 2019 - 2900 €

Café XX – huile au couteau sur toile 116×89 cm – juillet 2019

 

Tombant de Victoria Road la longue lumière dessine une partition sur les murs du bar

Et sur sa chair.

Fines croches grises dans le cristal de l’air, douces rondes des amours aux rêves épars. Dans le coeur de l’homme vont des silences clairs, des musiques folles, des da capo barbares.

Sur le corps de la femme l’ombre est en prière. Sous la pulpe de mes doigts chante une cithare

Et puis sa chair.

 

CAFÉ XX – coupe de fruits – détail

CAFÉ XX - coupe de fruit détail d'une toile 116x89 cm - juillet 2019Café XX – coupe de fruits – détail d’une huile au couteau sur toile 116×89 cm – juillet 2019

Les fruits sur la table claire

Comme une prière

D’où vient la lumière ?

CAFÉ XIX

 

Café XIX - Acrylique sur toile - 61x50 cm - juin 2019 - 900 €Café XIX – Acrylique au couteau sur toile 61×50 cm – juin 2019

 

Vides, les verres gardent le goût du temps.

Dans la douceur sage des miroirs embués de songes flotte le reflet flou des fleurs volées aux chemins verts.

Dans la ville griffée, sous les graffs des murs, entre les tables et les chaises des rades murmurent des percolateurs.

J’entends trotter les secondes de l’enfance aux montres des mères.

Vides, les verres gardent le goût du temps.

CAFÉ XVII

 

Café XVII - Huile au couteau sur toile 90x90 cm - juin 2019 - 2000 Café XVII – huile au couteau sur toile 90×90 cm – juin 2019

Sourire.

Dans l’aube montante. Dans le soir qui naît. Dans le chant du vent. Dans les silences d’une musique de Messiaen. Dans les outre-noirs de Soulage. Dans les voltes incessantes des pensées. Dans les feux de la Saint Jean. Sous la glace des chemins de décembre.

Sourire.

Quand l’ombre annonce des ténèbres incandescentes. Quand l’âme ploie sous le corps transi. Quand les hirondelles taguent le ciel d’une écriture étrange. Quand le bruit des sources s’estompe.

Sourire.

Au fond d’une salle de café transpercée de lumière. Au creux de la terre quand l’herbe mousse sous les pierres aux inscriptions dérisoires.

Sourire.

En mémoire des fleurs immarcescibles.

CAFÉ XVIII (Chez Merisi)

CAFÉ XVII (Chez merisi) - huile au couteau sur toile 89x130 cm - juin 2019 - 3000 €Café XVIII (Chez Merisi) – huile au couteau sur toile 130×89 cm – juin 2019

Dans l’ombre les âmes stridulent. Dehors, l’air a l’odeur du vent. À l’intérieur, la peine s’efface, furtive, lovée dans l’arrière mémoire du café Merisi.

Les images d’enfance trop tôt déchirées y habillent les murs de rêves sacrés. Dans la chaleur des jours de lumière longue, dans l’odeur froide de tabac et de bière, sur le rouge éclatant des crépis du tripot, des souvenirs de prières brûlent allègrement.

Pater noster ubi es ? – Quid dicis ?

Des graphes de lettres mortes barbouillées de murmures rappellent des appels oubliés. Comme une patiente urgence. Comme une voix de silence.

בואו! אחריי – ακολουθήστε με

Viens ! Suis-moi…

Étude 5 pour CAFÉ XVII

Étude 4 pour CAFÉ XVII

Étude 4 – fusain sur papier format raisin pour CAFÉ XVII