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Nature morte aux pivoines

Huile sur toile 80×80 cm – mai 2014

Dans leur vase clair les pivoines de crépon

Dans la lumière saignent les midis défunts

Posés sur les pétales purs sont des parfums

Tout froissés d’aubes transparentes et sans fond

Les ténèbres les disputent à la clarté,

Éphémères cœurs fiévreux d’amours en sursis

Quand je murmurais du bleu aux nuages gris

Elles avaient déjà les pâleurs de Léthé

Dans le sable de ma mémoire elles se dressent

Éparpillant les basses bribes et les brumes

Pour bercer ma joie et mordre les tristesses

Où gisent les mots et les fleurs après l’averse ?

Qui saura jamais nos songes et nos ivresses

Et l’éclat des couleurs du bouquet que nous fûmes ?

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