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À Saint Palais de Navarre

Saint Palais – Acrylique sur toile 30×30 cm – mars 2014

Le long des sentiers, près des rivières, des moulins ruinés vêtus de lierre laissent monter les chants magiques et longs de Basse Navarre.

Là, l’église aux portes grinçantes écrase le grain des esprits aux meules des coulées orantes. Sonnaille liquide du glas des antiques, son reflet fouille le ventre millénaire des vouivres navarraises.

J’ai vu le visage sévère et le glaive du gardien des temples des Gentils flotter sur la Bidouze à San Pelayo.

Il est posé sur l’eau trop sage qui sourd du cœur des Arbailles, grosse de contes terribles, grosse de lutins cavernicoles, grosse de la Joyeuse et de l’Eyhrachar, grosse des âmes errantes du temps figé.

Cette nuit, Hil-Argia la nouvelle lumière des morts sera trop faible. Il faudra allumer de la cire d’argizaiolak pour les réchauffer aux heures des ombres.

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