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La femme au violon

Huile sur toile 116×89 cm – mars 2013

Sur la table dort un long violon d’or.

Sur la méridienne, une musicienne dépose un instant ses sons dans les temps.

Un silence noir, en robe du soir, escarpins carmin, sourire malin, vole de concerts en hôtels déserts.

Sous l’ample poitrine, un cœur mandarine tout en vibratos et pizzicatos bat pour un choriste ou un beau pianiste qui joue Henry Torgue après le point d’orgue.

Le Bardo Thödol soutient le grand bol qui sonne l’assise. L’espace s’irise des mille couleurs d’une nappe à fleurs.

Dehors les nuages en cortèges sages comme des images remplissent des pages de notes mutines. Da capo al fine.

Chante en ma mémoire l’harmonie d’un soir où en bleu bien clair j’ai peint Baudelaire :

 » Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir. »

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