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L’éternel roman

Acrylique sur toile 61×50 cm – mars 2013

Premiers rayons. Premières chaleurs. Première lecture au dehors. Dans le cœur et dans l’air, flottent des renaissances et des désirs.

Premiers murmures de bourdons : haut-parleurs, les pétales envoient leur musique s’enrouler dans les branches nues.

Enfin le soleil s’accroche à nouveau aux rideaux de la chambre. Enfin la porte fenêtre peut rester béante et projeter le ciel sur mon lit. Enfin l’ombre dessine nos corps et les dédouble.

Au fin fond pâle du papier épais, dans les entrelacs noirs des lettres, le roman éternel déploie son fil d’Ariane. L’hivernal Minautore pleure son père blanc et offre son agonie au temps qui vient.  Une fois encore.

Perdu dans le labyrinthe, le souvenir de Phèdre en moi s’efface.

Mon mal vient de plus loin…

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