web analytics

Le parc de Marc V

Huile sur toile – 41×33 cm – juillet 2012

Elle attend son retour dans le temps.

Quand l’été part à sa recherche, les taches claires sur le sentier de lumière marquent ses pas d’avant, des pas d’amant maintenant trop sage.

Juillet solaire l’a pris, avalé dans le ciel qui brûle. Pourquoi plaire ? Ce corsage qui la serre et dont les années ont rétréci l’échancrure, pour qui le défaire ?

La brise sur le parc souffle l’absence. Des baisers légers sortent furtivement de l’ombre des ramures.

Dans les feuillages ma mémoire s’égare. Verlaine murmure :

« Sur cet arbre, été comme hiver,
Un oiseau vient qui chante clair
Sa chanson tristement fidèle.
Cet arbre et cet oiseau c’est nous :

Toi le souvenir, moi l’absence
Que le temps – qui passe – recense…
Ah, vivre encore à tes genoux ! »

[show_wp_shopping_cart]

Leave a Reply