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La très chère était nue

Crayon sur toile – ébauche – mars 2012


La très chère était nue et connaissant mon cœur…


Elle me tourne le dos. M’offre les courbes exquises. Le mathématicien le plus génial ne saurait en imaginer d’aussi belles.


Elle a un léger mouvement pour rajuster sa position. Je tremble un instant. A-t-elle senti cette incertitude qui vient de me saisir comme une suspension de l’être ?


Le frottement velouté de mon crayon sur la toile reprend. Caresse d’artiste. Rêve d’amant. Baudelaire s’invite dans l’atelier. Critique. Dommage que je ne sois pas Courbet.

Désir. Je pense à l’hermaphrodite de marbre gris qui dort au Louvres.

« Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l’Antiope au buste d’un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !
Et la lampe s’étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu’il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d’ambre ! »

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