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Madeleine au sein nu

Huile sur toile 130×89 cm – 2003

Madeleine montre un sein pâle et nu. Trahissant doublement Georges de la Tour, après avoir copié le maître lorrain j’avais dénudé un peu la poitrine généreuse de sa Madeleine pénitente.

Bonheur de peindre le clair obscur et l’ombre du bras dans la légère transparence d’une manche et le jeu de la flamme dans le miroir et la lumière qui joue sur le cadre doré.

Sa main caresse ma tête pour calmer ma passion. Dans les siècles qui nous dépassent elle et moi, mes os se blottissent contre elle. Je sens la douceur de ses cuisses et la chaleur douce qui sourd du tissu de sa robe de sang.

Son ventre est gros de moi. Elle tient ensemble, serrées dans son éternité, ma vie en gésine et ma mort ancienne.

Parodiant René Char, je lui écris ces mots : « Un jour discrétionnaire, d’autres pourtant moins avides que moi, retireront votre chemise de toile, occuperont votre alcôve. Mais ils oublieront de moucher la bougie et un peu de cire résoudra par le poignard de la flamme l’impossible solution »

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