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Mireille

Acrylique sur papier 200 g/cm2 – février 2012

Un personnage, un vrai. De ceux que l’on voit parfois au cinéma. Avec un beau bagout, avec plein d’idées, avec un regard malin, malin, malin.


Une ancienne enseignante de français, je crois. Une passionnée de tissus et de teintures qu’elle crée et recrée à loisir et qui mettent comme du henné sur ses mains rêches.

Le Beaujolais qu’elle aime n’a pas seulement la couleur des vignes en automne, celle qui teinte ses joues ; il a la couleur du temps qu’elle prend à bavarder. Tantôt clair et chaud. Rarement sec et froid. Le Beaujolais qu’elle aime, elle en parle avec un humour féroce banché de tendresse où l’on sent poindre un creux d’âme bâti comme les cadoles et ces pisés qui tempèrent le foyer mais se délitent si on ne les protège pas. Le Beaujolais qu’elle aime ce sont des gens et une terre qui lui ressemblent, avec des pierres dorées comme les iris de ses yeux et des forêts, là-bas vers Monsols, qui en hiver ont la chevelure argentée de lichens et de givre. J’y connaissais une bergerie douce pour des enfants perdus et j’y avais une amie, Françoise, aux cheveux de jais et au cœur énorme.

Le Beaujolais de ces femmes est parsemé de chemins et de caborgnes, de bistrots et de fleurs.

Il a le parfum des terres et des êtres qui m’émeuvent.

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