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Les mandarines de la saint Nicolas

Huile sur toile 27×22 cm – janvier 2012

Géométrie de la vie ordinaire à la Sablière.


Mon anniversaire, avec son bouquet, fait du vert  en hiver. Un peu amer mais coquet. Avec ses feuilles pliées, il m’emmène sur la piste cubiste avec des fleurs pressées et un vase lacé de paille à la taille comme un corset.

Aïe !


J’ai peur des fleurs et que mes souvenirs s’en aillent.


Quel est cet âge qui m’enrage ?

Les anniversaires de janvier sont à rides : ridules de Noël, rides d’année nouvelle, ridasses éternelles qui rayent les miroirs et courent jusque dans le bois de la table de cuisine.
La chaise de bois ciré est bancale. La rose est pâle. Le verre vide. Les mandarines sèchent. Je peins rêvant de saint Nicolas et du père Fouettard.

Une ritournelle lorraine tourne en boucle, prisonnière, sur la place de mon village natal :
« Saint Nicolas mon bon patron
Apportez-moi quelque chose de bon.
Des bonbons pour les p’tits garçons
Des mirabelles pour les demoiselles »

Dans le tiroir gris mes songes sages sont rangés comme autrefois mes bouts de ficelle à côté du briquet de mon père et de la couronne aux fleurs d’oranger de ma mère.

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2 Responses to “Les mandarines de la saint Nicolas”

  1. Jacques de Chelles dit :

    Dans le Nord, que je n’ai jamais renié, nous n’avions pas de mirabelles à profusion, mais notre Saint Nicolas n’oubliait pas les fillettes :

    « Saint Nicolas mon bon patron
    Apportez-nous quelque chose de bon.
    Des bonbons pour les garçons
    Et des sucettes pour les fillettes »

    Et la tradition préférait la distribution de clémentines (sans pépins) plutot que les mandarines.

    Et moi, j’aime les traditions, et les clémentines aussi.

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