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Au Crusoé.

Huile sur toile 73×60 cm – novembre 2011

Sur une île guinguette, l’été un temps s’arrête et badigeonne l’air de soleil et de vert.

Midi frange de frais les verres d’anisette.

Les enfants dans le pré jouent avec la lumière. Ils font des ombres claires sur les herbes et le sable où dorment misérables des reliefs de roseaux sur des traces d’oiseaux et des plumes de soie.

Le brouhaha des voix soutient le vent léger de ses phrases feutrées. Sur la rivière flottent des images passées, des odeurs épicées et des miettes de notes, éclats du soleil d’or sur les rides de l’eau, étranges trémolos, course folle et ultime au fleuve firmament, derniers clignotements avant le grand sommeil, avant le vrai éveil dans des fonds maritimes où se sont endormis les vers de Valery :


Quel pur travail de fins éclairs consume

Maint diamant d’imperceptible écume,

Et quelle paix semble se concevoir !

Quand sur l’abîme un soleil se repose,

Ouvrages purs d’une éternelle cause,

Le temps scintille et le songe est savoir.

One Response to “Au Crusoé.”

  1. Anonyme dit :

    Beau tableau

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