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Saint Honorat bleu V.

Aquarelle sur mon carnet de voyages – St Honorat – septembre 2011.

Les collines, la mer, les pins, les bateaux, les rochers, la Napoule au loin sont en faïence de Delft.

Souvenirs déjà.

Souvenirs qui sonnent comme une poterie fine heurtée par de longs doigts de femme aux ongles vernis. Sonnailles méditatives.

Dans ma mémoire qui file et s’effile, les contours sont gris de lin. Les ciels sont blancs d’été. Les nuits d’argent brun. Azulejos méditerranéens, rêves maures, ils planent sur une côte forcément d’azur et teintent mes rêves de sagesses anciennes.

L’infinie vacuité des mondes emporte en moi son pigment pour des complies éternelles. Je  broierai ce soir le bleu marial dans le mortier en abyme de l’esprit.

Là-bas j’entendrai le Salve Regina que les moines offrent aux ténèbres.

6 Responses to “Saint Honorat bleu V.”

  1. Anonyme dit :

    Une part de féminité dans chaque homme oui, mais peu sont capables d’expressions aussi fines.

    • françoise B. dit :

      tableau qui nous emporte dans ce lointain presque effacé où résonnent la subtilité des mots inspirés .

      • jeanpaulschmitt dit :

        Un lointain tellement proche que j’ai parfois du mal à le trouver tant il se cache au fond, tout au fond, aux tréfonds des cent mille diables intérieurs!

  2. jeanpaulschmitt dit :

    Il y a de la femme en l’homme non?

  3. myriam dit :

    Superbe ensemble , un tel raffinement dans vos mots et dans cette aquarelle qu’on pourrait croire à l’oeuvre d’une femme…

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