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St Honorat bleu II

Aquarelle sur mon carnet de voyage – St Honorat – septembre 2011

Le vent vivant les a courbés sur la mer. Lentement. Inexorablement.

Il a tordu les fibres de leur corps ; ouvert des crevasses dans leur peau ; défait leur chevelure plus rare.

Le vent vivant murmure, bleu entre les aiguilles, quand il ne hurle pas malheur gris et noir.

Ils connaissent jusqu’aux tréfonds le souffle infini du vent vivant.

Ils psalmodient par lui, avec lui et en lui et se souviennent du temps avant le temps :

« כי אלף שנים בעיניך

כמו יום אתמול, כאשר הוא כבר לא

וכמו לצפות בלילה. « 

« Car mille ans sont, à tes yeux,

Comme le jour d’hier, quand il n’est plus,

Et comme une veille de la nuit. »

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